QU'EN PENSENT LES AFGHANS DE KABOUL ?

 

Selon tous nos interlocuteurs Afghans (médecins et personnels soignants, enseignants de tous niveaux, artistes) la formation d’ Afghans à l’art-thérapie apportera un outil passionnant et de qualité au service de la reconstruction mentale et sociale de leur pays et des ses enfants. Leur opinion est que Kaboul -lieu passé et présent des avant-gardes intellectuelles et de la modernité- est la première région où mettre en place et intégrer ces formes d’action... Celles-ci après un petit nombre d’années, pourront alors selon eux être étendues avec profit et sécurité, à d’autres régions du pays.

 

Ces conclusions ont été établies fin 2002. Toutefois l’extension, envisagée début 2004 (*), d’une fraction du projet pilote à une région supplémentaire, éloignée de Kaboul, serait -si réalisable- une expérience test que nous espérons positive.

(*) ceci en réponse à une exigence du Ministère de la Santé Publique d'Afghanistan -cofinanceur envisagé -

 

Les organismes afghans demandeurs en 2002 de ce projet de formation :

. Kabul Mental Hospital = services de psychiatrie, hopitaux de jour, psychothérapie - et art-thérapie (service à réhabiliter)

. Faculty of Fine Arts/ Kabul University = l’école nationale des Beaux-Arts de Kaboul

. Facultés de Pédagogie des universités de Kaboul

. ...Sont également demandeurs plusieurs des ONGs locales ou occidentales qui - prennent en charge orphelins, enfants des rues, enfance en difficulté, aide aux - - femmes.

 

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L'art-thérapie a un passé en Afghanistan...

 

L’art-thérapie a un passé en Afghanistan, du moins à Kaboul dans les années 80, à l’époque « communiste », où elle avait été introduite et développée à l’hopital psychiatrique par, nous a -t-on dit, un professionnel nord-américain . La guerre civile puis les talibans ont anéanti ces services (matériel, locaux, personnels) . Le Dr Shah, médecin-chef du Kabul Mental Hospital où ils se trouvaient, souhaite aujourd'hui pouvoir les réhabiliter, soutenu par le bureau local de l’OMS/santé mentale (WHO/mental health) .

 

...Le professeur Akbar Salam, aujourd’hui professeur aux Beaux Arts de Kaboul (FFA) ainsi que coordinateur de l’ONG afghane CRA (partenaire local envisagé de ce projet), est l’un de ces anciens art-thérapeutes, de même Mme Alima -également professeur aux Beaux Arts de Kaboul- toujours elle même en poste au Kabul Mental Hospital (KMH) malgré le manque de moyens matériels.

 

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